Vœux du maire aux Baulois : discours 2017

Madame la Sous-Préfète,

Monsieur le Sénateur,

Monsieur le Député,

Mesdames, Messieurs les Maires, cher(e)s collègues

Monsieur le Maire du Pouliguen, Yves LAINE

Monsieur le Maire de Pornichet, Jean-Claude PELLETEUR,

Monsieur le Curé de La Baule,

Mesdames, Messieurs les Présidents d’association,

Mesdames, Messieurs, chers Amis,

 

« Le but de toute institution sociale est de rendre le plus heureux possible ceux qui vivent sous ses lois ».

 

Celui qui avait écrit cette maxime était l’un des plus brillants esprits du 18è siècle, l’inventeur de la chimie moderne, il s’appelait Antoine-Laurent de LAVOISIER.

Condamné par de juges obtus à la guillotine pendant la Terreur,

son élégance, son mépris de la mort, ses découvertes ont survécu et furent admirables.

En allant à l’échafaud, il lisait et lorsque le bourreau SANSON l’appela, il eut ce geste extraordinaire, il corna la page qu’il était en train de lire et posa sa tête sur le billot.

Comme disait Fouché : « Beaucoup se sont trompés, mais il y a peu de coupables !

La pérennité de l’intelligence face à l’obscurantisme et les objectifs de tous ceux en charge d’une collectivité, quelle que soit sa taille, était tracée.

Avec ces cérémonies de vœux, c’est aussi pour nous, comme pour tous les responsables politiques, l’occasion de nous interroger ; avons-nous fait ce que nous devions faire et que ferons-nous demain pour le bonheur de nos concitoyens ?

Mais tout d’abord, c’est le moment de vous offrir aujourd’hui mes vœux les meilleurs et tous mes souhaits de santé et de réussite pour 2017, pour vous–même et tous ceux qui vous sont chers.

 

2016 fut une année toute en contraste :

  • Avec des moments très durs, la perte d’amis chers, Fanfan, l’année précédente, ensuite Marie,
  • et puis Pierre figure exceptionnelle de notre ville, son sourire, son charme, sa bonne humeur et sa finesse, je ne suis pas près de les oublier, et ils restent dans nos cœurs.
  • Puis le terrible attentat de Nice le 14 juillet, symbole de notre pays, celui de Berlin, il y a quelques semaines, et Jérusalem aussi…
  • perpétrés par des barbares qui, le plus souvent, ont raté leur vie mais dont l’idéal ne pourra jamais être le nôtre.
  • Une primaire de la droite surprenante, mais au déroulement exemplaire.
  • Une enquête publique pour la plage, incomprise et difficile mais qui devra aboutir à une modernisation et à une pérennité de nos activités.
  • Le feu d’artifice du 15 août annulé par précaution et le syndrome du burkini.

 

Mais à côté de tout cela, un été chaud, beaucoup de monde, de belles manifestations (Coupe du monde de billard, l’Euro avec une équipe de Pologne exceptionnelle) et du sport toujours en mai, juin ou septembre, mais de belles expositions (LACOSTE, Charles MATTON), un festival du film avec Lalo SCHIFRIN, la Garde républicaine avec les Batteries-Fanfares et des écrivains prestigieux, pour clore l’année au palais des congrès qui tient ses promesses, grâce la compétence de sa directrice et de son équipe ; malgré la disparition d’un ami personnel et ami de La Baule, l’écrivain-académicien, Michel DEON.

A Cap Atlantique, nous avons vécu la mise en place difficile de la loi NOTRe sur fond d’appréhensions financières pour le tourisme, les zones d’activités et les craintes pour l’achat du Petit Séminaire de Guérande qui sera dans les années à venir un lieu emblématique de rayonnement culturel pour nos 15 communes.

 

Et quelquefois, je me dis que nous vivons dans une bulle !

 

Cela ne veut pas dire déconnectés du monde, mais un peu à côté. Pas à l’abri, pour ce qui est des difficultés du quotidien des élus locaux, toujours sous la pression amicale souvent, mais pas toujours des demandes ou revendications, et parfois des critiques ; ou soumis à la pression des cassandres-prophètes de catastrophes annoncées, reprises sans toujours un fondement sérieux par la presse ou les réseaux sociaux.

Pour moi, la critique doit être prise comme un hommage au travail réalisé. Et si un certain égoïsme a tendance à se développer au détriment de l’intérêt général, comme le disait Oscar WILDE : « Le véritable égoïste, ce n’est pas celui qui vit comme il lui plaît, c’est celui qui veut que les autres vivent comme il lui plaît ».

Or, combien avons-nous d’exemples, notamment dans les rapports de voisinage, qui peuvent illustrer cette formule ?

On m’en fait parfois l’amicale remarque : je suis très attentif aux finances ; sans aller jusqu’aux préconisations du livre de      Pascal BRUCKNER « La sagesse de l’argent », nous vivons une époque paradoxale.

Les recettes sont de plus en plus rares : 10 millions d’euros de moins en 3 ans pour La Baule, qui nécessitent des efforts de gestion sur notre section de fonctionnement, avec en revanche, une incitation à emprunter avec des taux historiquement bas      (- 1 %) ; vous empruntez sur 10 ans sans presque d’intérêts.

Invitation à la dette donc, alors même que bien des pays sont largement trop endettés (2 160 milliards d’euros) - FRANCE.

C'est plutôt une invitation à la bonne gestion en agissant sur tous les leviers du budget, les dépenses, les recettes, la vente du patrimoine inutile, les subventions et pas seulement comme c’est trop souvent le cas, sur la fiscalité uniquement.

 

Aujourd’hui, il nous faut donc investir pour le présent et l’avenir :

 

  • Pour la rénovation du centre-ville et les parcs de stationnement (200 places de plus) ;
  • Avec Cap, pour une nouvelle piscine alimentée par le procédé éco-plage (pompe à chaleur) – innovation en Loire-Atlantique ;
  • Dans l’éclairage public sur 2 ans pour télégérer :
  • les leds, les candélabres, et l'intensité de l'éclairage lieux publics) ;
  • les feux et réguler ainsi la circulation.
  • pour connecter les mobiliers urbains, les caméras = Une ville "connectée"
  • Parc avec horodateurs modernes (Pay by Cartes de crédit – smartphones) ;
  • Déploiement de la fibre optique FFTH (débute par un quartier de La Baule) ;
  • Pour le futur : le boulevard de Mer, avec la poursuite de la concertation à prolonger ensuite par un comité de pilotage commun avec Pornichet pour une proposition commune, réfléchie, harmonisée pour nous deux villes ;
  • Le cimetière paysager d’Escoublac (lieu de promenade et de recueillement) ;
  • Les quartiers d’avenir (dénommés ainsi par Georges PAUMARD) : le Guézy, Escoublac, Beslon-Floralies, où s’est établie une concertation permanente et judicieuse avec les associations dont je veux saluer la compréhension et le bon état d’esprit.

Car il est, à mes yeux, important à La Baule de partager à parité entre les activités touristiques et les quartiers de notre ville pour le confort de la population permanente.

Malgré la nécessaire protection contre les attentats éventuels, nos animations se poursuivront, du jumping au kitesurf en passant par le triathlon, la coupe du monde de billard et les jeux mondiaux d’Eurobank ou des entreprises qui en 2018 amèneront, à La Baule, 6 000 participants.

 

La feuille de route 2017 est maintenant brossée.

 

Elle est brossée autour de la réussite et de la notoriété grandissante de notre ville, de Cap Atlantique et de toute notre région qui vit aussi des succès d’Airbus ou de STX.

Dans la communauté d’agglomération, nous avons mis en place des complémentarités, avec la mutualisation des services, sans sacrifier nos missions essentielles, pour le quotidien de nos habitants (eau, assainissement, déchets, transports, logement).

Les difficultés que nous connaissons doivent être des stimulants et des vecteurs d’opportunités plutôt que de la résignation.

2017 sera pour la France une année de changement et fera, j’espère, mentir tous ceux qui nous annoncent le déclin de notre civilisation avec la réaction nécessaire et salutaire pour notre économie, notre place dans le monde et notre moral.

Des défis multiples s’offrent à nous, à notre région, à notre pays, qui est atteint par une crise intellectuelle et morale de défaitisme :

  • Le défi du terrorisme et la crise migratoire qui s’amplifieront, bien qu’en 20 ans c’est un milliard d’hommes dont l’espérance de vie moyenne s'est améliorée de plus de 15 ans grâce au progrès, et à peu près autant qui sont sortis de l’extrême pauvreté.
  • Malgré le fait que dans le monde entier, on voit émerger des forces contestataires antisystème démocratique ; 2016 restera marquée par la déstabilisation des démocraties par des vagues populistes.

Le défi économique, la réussite de notre vieille Europe et de ses entreprises, celle de nos partenariats locaux dans un monde de concurrence (überisation de l’économie, avancées technologiques, etc..), et dans une mondialisation qui est aussi une chance pour nos entreprises, notre savoir-faire.

Et franchement, les progrès économiques de notre pays ne me paraissent pas passer par le revenu universel.

 

Notre réussite, dans nos domaines, doit être un enjeu :

 

  • Avec le partenariat essentiel de la Région des Pays de la Loire,
  • Mais aussi les bonnes relations qui nous unissent aux autres collectivités territoriales (Loire-Atlantique, Carène, Pays de Bretagne Sud - Vannes) avec en septembre prochain l’assemblée générale du Club des plus belles baies du monde, qui mettra en exergue notre territoire littoral, ses atouts et ses projets.

Engageons-nous ensemble avec confiance dans cette 2e partie de nos mandats tournés sans complexe vers notre futur.

 

Et comme l’avait écrit ARAGON :

« Parfois, réinventons le passé pour voir la beauté de l’avenir ».

 

Retrouvez le film des voeux diffusé durant la cérémonie

Retour en images sur la cérémonie des voeux du maire