Liberette Coutier

L’artiste Bauloise photographie, écrit et joue la comédie. « J’ai toujours su qu’un jour, je m’exprimerai de toutes les façons qui soient. » dit Libérette Coutier, qui préfère qu’on l’appelle Libérette « tout court ».

Durant un séjour de 3 années en Chine, cherchant à élucider le contraste d’un pays qui lui échappe, elle lance un projet mêlant écriture et photographie. On se souviendra notamment de sa série « un taudis pour être petit » décrivant l’histoire d’une Chine rasant le passé.

Son travail a été exposé à Shanghai, Paris, Genève, ainsi que chez Yellow Korner, la maison internationale photographique d’art.

A sa mort, le célèbre peintre Bernard Boesch lègue à la ville deux villas situées au Pouliguen,  dont une devra servir à promouvoir les jeunes talents artistiques. Dans le respect de son testament, Libérette sera accueillie en résidence d’artiste du musée Boesch de septembre à novembre 2019.

Elle y exposera une série photo. « Cela fait 40 ans que vous êtes dans la même prison. Un jour, votre geôlier vous remet la clé. Vous êtes officiellement libre, mais aurez-vous le courage de quitter ces murs qui vous rassurent ? » nous dit-elle, décrivant le pitch de sa dernière série intitulée « Je m’appelle Libérette. »

Pendant ces 3 mois de résidence, elle écrira une pièce de théâtre découlant directement de son dernier projet photographique. « A l’été 2017, m’est apparu comme en un éclair, le scénario d’une pièce de théâtre. Depuis, l’idée m’obsédant, je me suis mise en recherche d’un lieu d’accueil où accoucher de ce lourd projet d’écriture. C’est chose faite et je ne peux que remercier Philippe Larue et toute l’équipe du musée Boesch pour leur confiance. »

Sur le même thème de la liberté, vous retrouverez Libérette qui fut formée aux cours Florent, en tant que comédienne cette fois, dans la pièce Roberto Zucco. A ne pas rater, l’histoire d’un homme inemprisonnable monté par Christophe Rouxel, fondateur du théâtre Icare et metteur en scène à succès.