Esteban Richard

Sujet à d’innombrables recherches, les perspectives d’études autour de l’île s’étendent sur différentes activités : l’histoire, la géographie, la sociologie, la philosophie, l’ethnologie, la biologie, l’art... Ainsi plutôt que de parler d’îles les chercheurs emploient le terme d’insularité. On parle alors de la sience des îles, “la nissonologie”.

L’île ou l’insularité, prend son sens dans les contradictions qui la caractérise. Isolement physique ou psychologique, elle est ce lieu que certains désirent et que d’autres fuient.
Entourée par la mer, enclin à la tranquillité, elle est souvent perçue comme un paradis sur terre. Ambassadrice d’une relation idéale entre l’homme et la nature, elle est autant dangereuse et sauvage, qu’elle est douce et fragile. L’île nourrit notre imaginaire, créant ainsi un univers dont elle devient le noyau principal. Elle nous offre une déconnexion le temps de notre séjour, qui parfois peut se transformer en mois, puis en années. L’île implique un ressourcement inévitable de soi face à la simplicité de cette cohabitation terre/mer.