Antoine Quinquis

"Vague à l'âme

Pourquoi "Vague à l'âme" ?

Je trouve que le déferlement d'une vague a quelque chose de merveilleux et de fascinant. Une vague, c'est un forme, c'est une taille, c'est une couleur, c'est un déferlement d'eau et d'air qui prend place dans un environnement particulier à un moment précis. C'est l'océan tout entier qui déverse son trop plein d'énergie dans une incroyable élégance. C'est tout ça que je tente de capter et de mettre artistiquement en valeur.

Evidemment dans ce titre je fais aussi référence à cet état d'âme... que je connais... plutôt bien. Ce mélange de tristesse, de mélancolie, de nostalgie, d'anxiété ... qui débouche souvent et heureusement sur beaucoup d'envie, de créativité et une connexion avec l'étendue des possibles de la vie.

Rendre visible l'imperceptible

Deux choses m'inéressent particulièrement dans la photgraphie :

  • Tout d'abord il est agréable de figer un moment, beau à l'évidence, palpable et captable par n'importe qui, en tentant de le mettre en valeur. Lui donner un petit supplément d'âme, par le choix d'une focale, par un cadrage particulier, par un positionnement original, par une technique de prise de vue, par une option dans le traitement informatique de l'image.
  • Puis il est excitant de rendre visble l'imperceptible. Pour cela je me déplace, je vais là où il n'est pas habituel d'aller, je tente de rapporter un cliché rare et présenter une vision inconnue et esthétique du déferlement d'une vague.

La vague et l'homme

J'aime par-dessus tout photographier une vague vierge, seule, qui déferle, vit et meurt en toute discrétion.

Mais moi-même un peu surfeur, j'apprécie aussi immortaliser les prouesses et le courage de ces personnes agiles, qui jouent et se jouent de l'énergie de la vague.Enfin je  place souvent en arrière plan d'une personne qui est elle-même en train d'observer, de capter, de goûter cette magie éphémère. Je trouve que c'est un angle de vue qui donne un plus à l'histoire que je raconte.

Ces clichés je vais parfois les chercher au bout du monde. Mais souvent je me contente de rester chez moi, de m'armer de patience et d'intuition. Je charge mon matériel photo, j'ouvre grand les yeux, et je tente de sublimer les vagues qui déferlent discrètement ici, juste devant la maison à la Baule.

Du fichier à l'objet déco

Si j'ai envie de diffuser mes photos, c'est autant pour partager mon regard sur la vague, que pour donner vie à des clichés qui risqueraient de rester trop longtemps étouffés dans mes disques durs.

Tant qu'à leur donner vie, j'ai souhaité  trouver des formats et des supports qui leurs siéent vraiment bien. Après de multiples pré-tests, j'ai choisi délibérément de n'utiliser que des supports alumnium.

J'aime l'impression directe sur Dibond qui donne une discrète texture à l'image. Le mat apporte une douceur, un velouté qui me plaît ... tout simplement.

Je fais également tirer certains clichés sur alu brossé pour les jeux de relief et de brillance du plus bel effet.

Quand aux dimensions, j'ose le relativement grand. Que l'objet en impose, que les détails et la puissance de l'image puissent se révéler. "

Antoine Quinquis